État des lieux : un leadership qu’il faut maintenir et faire fructifier

La France est reconnue par plusieurs études parues ces dernières années comme l’un des deux ou trois pays les plus dynamiques au monde en matière de logiciel libre.

A ce jour, on recense en France plus de 400 PME et ETI, éditeurs de logiciels ou sociétés de services, dédiées au logiciel libre. Elles représentent plus de 3000 salariés, qui est de plus en croissance rapide annuelle de ~30% / an [Source: enquête CNLL/PLOSS]. Si on comptabilise également les emplois liés au logiciel libre dans les sociétés de services généralistes, l’industrie (notamment aéronautique) et les télécommunications, on aboutit à un chiffre d’affaires annuel de 2.5 Mrds d’Euros, soit 6% du marché des logiciels et des services informatiques, et plus de 30000 emplois, en croissance annuelle de ~30%. [Source: PAC.] On peut de plus observer que le logiciel libre est à présent au coeur de l’immense majorité des innovations issues des startups du numérique, et par conséquent un catalyseur important de l’innovation dans ce domaine. Il permet aux créateurs d’entreprises et aux auto-entrepreneurs, dans les domaines du numérique comme dans les autres, de démarrer à faible coût et accélère ainsi la création d’entreprises.

Ce dynamisme s’explique par plusieurs raisons : l’excellence française en matière de R&D en informatique ; les efforts d’un certain nombre de pionniers dans le secteur public aussi bien que dans le secteur privé ; mais aussi par des choix politiques qui remontent aux années 1997-2002, et qui ont abouti, via les préconisations de structures techniques dédiées au soutien du développement de l’administration électronique (MTIC puis ATICA), à ce que la commande publique se porte de manière suffisamment forte sur le logiciel libre pour faire naître un écosystème dynamique.

Dans le contexte actuel de difficultés budgétaires, le CNLL milite depuis sa création pour que soit énoncée une véritable Politique du Logiciel Libre, qui pourrait s’appuyer sur nos différentes propositions.

  • Parce que, en rendant un service égal ou supérieur, pour un coût sensiblement moindre, aux entreprises et administrations qui le déploient, le logiciel libre est un atout en temps de crise, il améliore de manière immédiate la compétitivité de l’ensemble de notre industrie.

  • Parce que, même si quelques entreprises leader ont ouvert la voie, l’avance de la France en terme d’adoption peut encore faire naître des leaders de rang mondial.

  • Parce que le logiciel libre permet de réduire la dépendance, stratégique et économique, de la France vis-à-vis de fournisseurs étrangers, favorise l’emploi local et évite l’évasion fiscale pratiquée par les grands éditeurs internationaux.